- 2026-04-28
Dans la nuit du 27 au 28 avril 2026, une attaque menée par la Coopérative pour le développement du Congo (CRP) a frappé la localité de Pimbo, située dans le territoire de Djugu en province de l'Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo. Le bilan provisoire fait état d'au moins dix morts, dont cinq femmes, un bilan particulièrement lourd qui endeuille cette communauté déjà éprouvée par des années de violence. Selon des sources coutumières de la chefferie de Walendu Djatsi, l'attaque a également provoqué des déplacements importants de la population civile, fuyant les zones de combats pour se réfugier dans des localités considérées plus sécurisées.
La CRP est l'une des nombreuses milices actives dans la région de l'Ituri, une province historiquement marquée par des conflits intercommunautaires opposant notamment les communautés Hema et Lendu. Ces groupes armés, souvent issus de la société civile ou d'anciens mouvements rebelles, entretiennent des rivalités territoriales et économiques autour des ressources naturelles. Les violences se sont intensifiées ces derniers mois malgré les opérations militaires de l'armée congolaise (FARDC) et la présence de la Mission de l'ONU (MONUSCO), dont le retrait progressif avait suscité des craintes d'une aggravation sécuritaire.
L'attaque survient dans un contexte déjà fragile : en avril 2026, plusieurs incidents sécuritaires ont été rapportés dans la région de Djugu. La chefferie de Walendu Djatsi, proche de la localité de Pimbo, est régulièrement le théâtre de violences impliquant des milices locales. Selon des témoins, les assaillants sont arrivés en nombre, armés de fusils et de machettes, semant la terreur avant de prendre la fuite. Les autorités locales tardent encore à communiquer un bilan définitif, mais des sources humanitaires évoquent également des blessés graves et des maisons incendiées, aggravant les besoins d'assistance dans une région déjà sous pression.
Les déplacements de population signalés par des sources coutumières pourraient accentuer la fragilité humanitaire dans le territoire de Djugu. L'Ituri compte déjà des centaines de milliers de déplacés internes fuyant les violences des groupes armés. Les acteurs humanitaires appellent à un cessez-le-feu et à une protection accrue des civils, tandis que la société civile locale exige des enquêtes indépendantes sur ces crimes. Face à l'escalade, des voix s'élèvent pour réclamer une intervention rapide des forces de sécurité et un désarmement effectif des milices. La communauté internationale suit avec inquiétude l'évolution de la situation en Ituri, redoutant une nouvelle spirale de violence dans une région déjà dévastée.
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