- 2026-09-21
Le dimanche 20 septembre 2026, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) a publié un communiqué officiel revendiquant l'attaque contre la base aérienne de Sévaré, dans la région de Mopti au Mali. Cette revendication intervient six jours après les faits, survenus le 15 septembre 2026. Selon le texte diffusé par le groupe jihadiste, l'opération a été menée « à l'aide de tirs de mortier et de lance-roquettes SPG-9 », confirmant l'usage d'armes lourdes dans cette attaque qui avait déjà été signalée par plusieurs sources locales et internationales.
Dans son communiqué, le JNIM a également fourni un bilan détaillé de l'opération, affirmant avoir détruit plusieurs aéronefs militaires stationnés sur la base aérienne. Cette revendication, qui n'a pas été confirmée officiellement par les autorités maliennes, apporte un éclairage nouveau sur l'ampleur de l'attaque et sur les capacités opérationnelles du groupe jihadiste. L'utilisation combinée de mortiers et de lance-roquettes SPG-9, des armes de fabrication soviétique largement répandues dans la région, témoigne de la sophistication croissante des moyens employés par le JNIM pour cibler des infrastructures militaires hautement protégées.
La base aérienne de Sévaré constitue un élément central du dispositif militaire malien dans le centre du pays. Elle abrite des aéronefs de combat, des hélicoptères et des drones de surveillance, utilisés dans les opérations de contre-insurrection contre les groupes jihadistes. L'attaque revendiquée par le JNIM, si elle est confirmée, représenterait une perte opérationnelle majeure pour les forces armées maliennes et leurs partenaires internationaux. Elle démontrerait également la capacité du groupe à mener des actions coordonnées et de grande ampleur contre des cibles stratégiques, malgré les mesures de sécurité renforcées autour des installations militaires.
Cette revendication s'inscrit dans un contexte d'intensification des activités du JNIM dans le centre et le nord du Mali, où le groupe multiplie les attaques contre les positions militaires et les convois logistiques. L'utilisation croissante d'armes lourdes et de drones kamikazes marque une évolution significative des tactiques employées par les groupes jihadistes, qui cherchent à compenser leur infériorité technologique face aux forces gouvernementales. Les autorités maliennes n'ont pas encore réagi officiellement à cette revendication, mais des sources sécuritaires indiquent que l'enquête sur l'attaque de Sévaré se poursuit afin d'établir un bilan précis des dégâts et d'identifier les responsables. La communauté internationale suit de près l'évolution de la situation, qui pourrait avoir des implications importantes pour la stabilité du Sahel.
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